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La performance des isolants minces

La Performance Des Isolants Minces

    Cela fait bientôt une dizaine d’années qu’une nouvelle variété d’isolants fait son apparition sur le marché : l’isolant mince, appelé aussi isolant réfléchissant ou multicouche. Souvent recommandé par les professionnels, ce nouveau type d’isolant commence à se faire connaître dans le secteur du BTP. L’isolant mince ou isolant multicouche est un matériau isolant de faible épaisseur comparé aux isolants traditionnels dont l’épaisseur atteint 4 à 30 cm. Il est formé par l’assemblage d’une ou plusieurs couches d’aluminium entre lesquelles sont interposées des couches de différentes natures : ouate, feutre, mousse, etc. D’où son appellation d’isolant multicouche. Grâce à ses couches, ce complexe isolant agit comme un réflecteur, c’est-à-dire renvoie les rayonnements thermiques et empêche ainsi les déperditions de chaleur. D’où son autre appellation d’isolant réflecteur.

    Les caractéristiques techniques de l’isolant mince

    L’isolant mince possède de nombreux atouts : c’est un isolant souple, léger, et d’une extrême finesse (épaisseur variant de quelques millimètres à quelques centimètres). De par ces qualités, il est très facile à manier et s’adapte à n’importe quel type d’ouvrage, tant pour la construction qu’en rénovation.

    La pose s’effectue de manière très simple et ne nécessite que d’un découpage au cutter et d’un agrafage. Le port de protection n’est pas indispensable puisque l’isolant est non irritant et ne libère pas de particules poussiéreuses.

    Contrairement à certains types d’isolants tels que les laines minérales ou les isolants synthétiques, l’isolant mince ne représente aucune menace pour la santé et ne comporte pas de matières cancérigènes.

    Sa résistance thermique est faible : entre 0,1 et 1m2K/W, sa capacité d’isolation acoustique l’est tout autant. Cette performance se dégrade sensiblement sous l’effet du vent. Les dépôts de poussières sur la surface réfléchissante peuvent accentuer cette dégradation.

    La performance acoustique de l’isolant mince

    La performance de l’isolant mince suscite encore de nombreuses controverses, si certains le soutiennent comme un isolant à part entière, d’autres   le considèrent comme un simple complément d’isolation.

    • D’un côté, le BM TRADA Certification, un organisme britannique dont les accréditations sont reconnues en France, a certifié en 2011 qu’un isolant mince réfléchissant est conforme à la RT 2012, que 3,5 cm de ce matériau a la même performance que 20 cm de laine de verre.
    • D’un autre côté, l’ADEME stipule, suite à une étude menée en 2007, qu’un isolant mince d’une épaisseur de 2cm a la même résistance thermique qu’un isolant classique de 6 cm. Cette performance est alors insuffisante par rapport aux exigences réglementaires imposées. Selon cet organisme, l’isolant simple est seulement un complément d’isolation et ne peut être estimé comme un isolant à part entière.

    Les plus et les moins des isolants minces

    Sur le plan thermique, l’atout des isolants minces repose sur ce parement brillant qui leur confère cette capacité à réfléchir le rayonnement, limitant la perte de chaleur.

    Sur le plan acoustique, il faut viser entre 5 à 6 dB de gain en vue d’acquérir un confort acoustique convenable. Mais n’espérez pas atteindre cet objectif avec des isolants minces seuls.  En effet, en termes d’acoustique, les isolants minces ont une performance très limitée. De 5 à 20 fois inférieure par rapport aux isolants classiques.

    Pour espérer avoir un résultat acoustique avec les IMR, il faut au moins 50 mm d’épaisseur. Or, l’épaisseur de ces isolants oscille entre 5 à 30 mm. Bien loin des 30 cm des isolants habituels.

    Vous devez donc les associer avec d’autres isolants fibreux pour avoir des résultats concrets. Malgré une efficacité acoustique et thermique qui laisse à désirer, l’isolant mince devient un atout lorsqu’on l’associe à d’autres isolants pour renforcer l’isolation.

    En les choisissant, tenez compte des matériaux qui constituent la superposition des couches. Du nombre des couches et de la configuration de pose vont dépendre l’efficacité des isolants minces.

    Utilisation et pose  d’isolant mince

    Les isolants minces sont souvent utilisés en sous-couche isolante. Servant de complément d’isolant, ce sont des alliés incontournables en rénovation. Surtout pour les petites pièces où l’on manque drastiquement de place, comme les combles. Ils permettent de ne pas devoir grignoter le volume de la pièce avec des isolants imposants d’au moins 20 cm. Mais les isolants minces conviennent tout aussi bien pour les murs et les charpentes en renfort d’isolation.

    Pour la pose, nous recommandons de faire appel à quelqu’un d’expérimenté. Un défaut d’installation pourrait en effet entraîner des désagréments comme des moisissures. Et ce, même si les isolants minces sont en principe imperméables à l’air et à la vapeur d’eau. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’ils font en même temps office de pare vapeur. Donc, si vous utilisez un IMR en complément d’autre isolant, un autre pare vapeur sera inutile, voire déconseillé. S’il y en a déjà, il faut le déchirer.

    Notez que l’isolant mince doit impérativement se trouver du côté chaud, c’est-à-dire intérieur pour éviter les condensations. Faute de quoi, des problèmes de dégradations risquent de se produire. Une aération est indispensable donc pensez à installer une VMC si le local est habité.

    La découpe doit se faire au millimètre près pour le tendre au maximum lors de la pose. Ceci a pour but de supprimer tout pont thermique. Vous pouvez fixer l’isolant à l’aide d’agrafes ou de tasseaux . C’est crucial de poser l’isolant mince entre deux lames d’air d’environ 2 cm / 20 mm chacune. L’épaisseur totale doit être de 4 à 4,5 cm en tout et non 20 cm comme pour les isolants ordinaires. Une bonne configuration doit ainsi être dans cet ordre : parement intérieur – Isolant Mince – lame d’air – isolant classique sans pare-vapeur, ou lacéré – Pare-Pluie et Ossature du toit.

    Bons à savoir

    • Choisissez vos IMR certifiés ou sous Avis Technique. Cette certification implique que leur performance thermique et acoustique a été évaluée par des organismes indépendants et suivant les normes en vigueur.
    • Si le gain de place est votre principal souci, il existe aussi d’autres solutions minces verticales à part les IMR  pour régler l’acoustique de votre habitat. On peut citer par exemple le contre-cloison sur ossature métallique, le sous-couche acoustique conjugué avec une plaque de plâtre acoustique comme le placo phonique, le doublage collé allégé. Cette dernière technique consiste en un complexe de doublage en plaque de plâtre et sous-couche acoustique ou de plaque cartonnée mince munie de polystyrène expansé. Elle promet d’améliorer le gain en décibels et de renforcer la performance acoustique de vos murs ou cloisons.
    • Avant tous travaux, nous recommandons de faire réaliser un diagnostic par un acousticien. Il vous indiquera la solution adéquate en fonction de la nature de votre support.

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