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Comment réaliser l’isolation phonique du plafond

Comment Réaliser L’isolation Phonique Du Plafond

    L’isolation phonique du plafond s’avère efficace pour réduire les bruits aériens et les bruits d’impact. En effet, entre les bruits de pas, les éclats de voix, les bruits d’objets qui tombent ou de frottements de meubles, il y a de quoi être frustré! En effet, les bruits se propagent dans l’air et à travers toutes les parois. Du coup, le plancher est la paroi la plus soumise au bruit d’impact.

    En général, un choc sur sa face supérieure suffit à engendrer une onde de vibration violente, entraînant une transmission de bruit importante dans la pièce du dessous. Par conséquent, les bruits de pas, de chutes d’objets ou de déplacements de meubles sont les plus stressants et constituent des sources de conflits entre voisins. Ainsi, trois solutions sont envisageables pour y remédier : revêtir le plancher, réaliser un faux plafond ou mettre en place une dalle flottante.

    Pose d’un revêtement

    En vue de limiter la propagation des bruits d’impact, la solution la moins coûteuse mais peut-être aussi la moins efficace est de recouvrir le sol d’un revêtement à propriété résiliente.

    Tout d’abord, un matériau résilient, comme le latex, le liège, ou le néoprène, est un matériau plutôt souple qui reprend sa forme initiale après déformation. Grâce à cette souplesse, elle absorbe les ondes vibratoires et empêche leur propagation. Par ailleurs, la couche de matériau résilient doit avoir une épaisseur suffisante, car le moindre trou sur le plancher (exemple : marque de clou) suffit à réduire les efforts consentis à néant. Si le plancher et le revêtement sont parfaitement lisses, on peut se contenter de 3mm. Par précaution, on optera pour une couche de 5 à 7 mm.

    En fait, utilisés en couches plus épaisses (10 – 20 mm), certains matériaux absorbants de hautes densités telles que les laines minérales ou végétales, les mousses de bois et de papier, etc. peuvent remplacer les matériaux résilients.

    Installation d’une dalle flottante

    Particulièrement et avec un budget plus conséquent, la réalisation d’une chape est préférable pour obtenir de meilleurs résultats. On peut opter entre une chape coulée ou une chape sèche.

    Réalisation d’une chape coulée

    D’abord, la chape coulée est constituée de béton armé. On la placera par-dessus une bande résiliente, elle-même posée sur le plancher. Avant de poser le revêtement de son choix, il est préférable de rajouter une dernière couche de matériau résilient.

    Réalisation d’une chape sèche

    Ensuite, la chape sèche a l’avantage d’être plus légère. Elle ne demande pas de temps de séchage puisqu’elle n’est constituée que d’un panneau rigide placé sur une couche résiliente.

    Attention toutefois car une seule fuite peut réduire l’isolation acoustique de moitié. De ce fait, une désolidarisation de l’ensemble, même à la périphérie de la chape, est indispensable. Par ailleurs, une bande résiliente sera intercalée contre les murs et sur les contours des canalisations.

    De toute évidence, cette technique empêche la transmission des ondes vibratoires produites sur la chape vers le support (plancher), mais également des vibrations en provenance de l’extérieur (exemple : passage d’un camion) vers la chape.

    Mise en place d’un faux plafond

    Si on ne peut pas intervenir à la source, c’est-à-dire par-dessus le plancher, la seule option envisageable est d’ajouter un faux plafond. Néanmoins, cette technique n’est pas aussi efficace qu’une intervention à la source puisqu’elle n’atténue que la transmission directe. Par contre, elle constitue une alternative contre les bruits aériens.

    Comment réaliser un faux plafond ?

    Donc, le faux-plafond est réalisé avec des plaques de plâtres, de fibro-plâtres, ou composites (combinaison de plusieurs matériaux) sur lesquelles est placée une couche de matériau souple absorbant. En outre, on laissera un vide entre le faux plafond et le plancher d’au-dessus. Plus la lame d’air qui y subsiste sera grande, meilleur sera le résultat.

    En résumé, ce dispositif est mis en place grâce à des suspentes ou des fixations antivibratiles. Les plaques ne doivent pas toucher le mur, il faut intercaler un bandeau souple à la périphérie des parois, mais également autour des conduites existantes.

    Isolation phonique du plafond : quels isolants choisir ?

    La performance isolante des matériaux  varie en fonction de leurs caractéristiques. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a une multitude de choix d’isolant pour l’isolation du plafond.

    Les placo

    Les isolants phoniques les plus courants en France sont les plaques de plâtre, communément appelés placo. Et pour cause, les placo s’appliquent aux cloisons et ont une capacité de réduire de moitié l’intensité des nuisances sonores.

    Les isolants naturels d’origine végétale.

    Dans cette catégorie, on retrouve la laine de bois ou fibre de bois, le chanvre. Avec une performance acoustique parmi les meilleures, ils sont adaptés pour le plafond dans la mesure où vous prévoyez de les compléter ensuite par un revêtement. Pour l’isolation du plafond, vous pouvez aussi opter pour des dalles murales en lièges, réputées pour leur excellente absorption acoustique. Les dalles murales se prêtent à de nombreuses applications dont le plafond. Le seul impératif est un vissage correct des plaques avant de les recouvrir.

    Le panneau isolant thermique

    Si vous aspirez à une solution nettement plus efficace, le panneau isolant thermique est 6 fois meilleur comparé à un enduit de plâtre de 1 cm. Il fait des merveilles sur les bruits d’étage.

    La mousse polyuréthane alvéolée

    Et pour terminer sur les exemples d’isolants possibles, vous pouvez aussi utiliser une solution qui enraye la réverbération sonore : l’absorption phonique dépliable. Il s’agit d’une mousse polyuréthane alvéolée à dérouler lelong du plafond.

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